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Les bonnes et les mauvaises dettes dans la vie

Dans certaines familles, toute dette est une réelle hantise… ne rien devoir à personne est une valeur de haute priorité.

Dans d’autres, on jongle de mois en mois avec des découverts à rembourser de tous les côtés. Tous les comptes sont au rouge, et quand la paye arrive, elle sert  -au mieux-  à remettre les  comptes à zéro.

Alors il va falloir commencer par faire le tri. Il y a dette et dette.

Les dettes, il y a les bonnes et les mauvaises

bonnes et mauvaises dettes

Premier cas : vous achetez vos vacances à crédit. Peu importe qu’elles aient finalement été bonnes ou mauvaises. Dans trois ans, quand vous serez encore en train de les rembourser, leurs effets bénéfiques seront  passés depuis longtemps. Mais votre organisme de crédit se fiche pas mal de vos souvenirs lointains, il veut son argent !

Deuxième cas : vous avez stabilisé votre vie, vous avez un métier et peut-être un/e conjoint/e et des enfants et vous savez que vous n’allez pas bouger de sitôt. Il est temps d’acheter votre résidence principale. A moins d’avoir hérité ou gagné au loto, habituellement, le montant de cet achat le rend impossible à payer cash. Vous allez emprunter et les remboursements seront d’un montant à rapprocher d’un loyer. D’ailleurs, vous pouvez compter sur votre banquier pour ne pas vous prêter plus qu’in n’estime raisonnable par rapport à vos revenus et à vos antres engagement financiers… les banquiers n’aiment pas les risques, c’est bien connu. Ici, c’est plutôt dans votre intérêt car il ne vous fera pas courir de risques non plus !

Troisième cas : vous avez décidé d’investir dans quelque chose qui vous rapporte. Cela peut être un bien immobilier, une entreprise… Je ne parle pas de paris, mais d’investissements. Vous savez avec précision ce que cela va vous rapporter. Vous pouvez aller voir un banquier (d’un autre type que celui de votre agence bancaire pour le prêt sur votre résidence principale) qui va, au vu des revenus escomptés, pouvoir vous prêter de l’argent. Là, il y a deux cas de figure. Il y a ceux qui vous calculent des mensualités qui seront complètement couvertes par les revenus. Et puis, et c’est hélas souvent le cas avec les plans qui portent des noms de ministres et qui sont censés booster l’immobilier et vous faire gagner des sous, les mensualités peuvent être plus  élevées que les revenus prévus. « Cela vous force à épargner », disent-ils avec un sourire entendu. En fait, c’est à vous que revient l’entière responsabilité de choisir. Mais vous allez trouver sur ce site quelques règles d’or concernant vos investissements qui vous amèneront à ne pas vous laisser séduire par des sirènes…  qui ne seront pas les payeurs au bout du compte.

Alors, bonnes dettes ou mauvaises dettes ?

Le premier cas, c’est ce qu’on appelle les dettes de consommation. Ce ne sont pas de mauvaises dettes, ce sont des dettes pourries de chez pourries. Ne pas y mettre le doigt, c’est du vol, du racket, de l’extorsion de fonds… les vôtres.

Si vous êtes déjà pris dedans, il convient de vous en sortir impérativement et c’est votre plus haute priorité en matière de finances personnelles. Vous ne pourrez rien faire d’autre tant que ça ne sera pas réglé.

C’est souvent beaucoup moins long et beaucoup moins pénible que l’on pense. Mais cela nécessite de s’asseoir, de réfléchir un peu, de faire un plan et de s’y tenir. Il y a de bonnes et de mauvaises manières de s’y prendre. Cela fera l’objet d’autres articles, et peut-être même d’un guide et de tableaux prêts à l’emploi pour faciliter les choses.

Le deuxième cas, c’est une dette traditionnellement considérée comme bonne. Votre banquier vous dira que vous vous constituez du capital. Nous verrons la notion de capital d’un œil bien différent. Pour lui, il considère cela comme une garantie (les banquiers adooooorent les garanties, cela les tranquillise car ils savent  que si ça se passe mal, il y aura de quoi récupérer leurs sous). Pour nous le capital est ce qui rapporte. Or votre résidence principale non seulement ne vous rapporte pas, mais elle vous coûte de l’argent.

Ces notions de capital seront reprises également pour ne pas être confondues avec ce que le commun des mortels  -inéduqués financièrement-  appelle capital.  Cette distinction est hyper importante, car c’est elle qui fait la différence entre faire fortune ou pas.

Le troisième cas est intéressant. Là on est déjà dans l’investissement. Mais on voit qu’il y a les investissements qui coûtent et les investissements qui rapportent. A nos yeux, un investissement qui coûte est à bannir totalement. Seul un investissement qui rapporte est un bon investissement. Et si vous vous présentez devant un  fournisseur de capitaux (banquier ou  -de préférence- autre) avec cette attitude, il devrait non seulement vous comprendre, mais aussi savoir qu’il a en face de lui quelqu’un qui a compris comment s’enrichir. Un bon point pour vous !

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